29.08.2006
Les vacances
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Cette année, j'ai décidé de noter sur un carnet, au jour le jour, ce que j'ai fait, ce que j'ai vécu.
J'ai commencé ce carnet par la citation suivante :
" Que l'été nous porte vers les mots vrais, les mots justes, les mots frais comme du bon pain, qui attendent d'être reçus et dits, en nous et entre nous" Francine CARRILLO
Et également cette deuxième ( j'aime les citations !) :
" Si nous nous présentons avec notre vulnérabilité, avec discrêtion, nous rendons possibles des rencontres véritables et fécondes" Une moniale dominicaine d'Orbey.
Je ne vais pas tout raconter ici, bien sûr. Mais je peux témoigner de deux "partages" inattendus, qui ont été comme des signes de la présence de Dieu au quotidien.
L'un, c'est avec le "compagnon" d'une cousine, rencontré dans la rue du petit village où nous passions réciproquement nos vacances. Nous avons échangé sur le concret de la vie puis la conversation a évolué vers des sujets plus graves.Et, tandis que je lui parlais de mon père, hospitalisé, il m'a parlé de son grand-père, décédé il y a peu. Et comme j'exprimais ma surprise face à son affirmation que son grand-père avait maitrisé sa vie jusqu'au bout, jusqu'à choisir le jour et l'heure de sa mort, je me suis permis d'exprimer, en tant que croyante, ma propre "lecture" et ma foi en un Dieu d'amour qui nous fait parfois des cadeaux incroyables ...comme de mourir au "bon moment" ! ( je ne crois pas à la puissance le l'homme qui serait capable, par sa seule pensée, son seul vouloir, de décider du jour de sa mort)Fontenay37.jpg
L'autre partage qui m'a marquée a eu lieu avec ma soeur.
La veille, tandis que j'exprimais mon regret que mon père se ferme sur ce qu'il appelle sa "déchéance" ... mon beau-frère m'avait vivement fait remarquer que la position de papa était légitime et concordante avec ce qu'il avait été .... Je souffrais beaucoup de l'intolérance que je percevais dans ses propos et du manque d'ouverture à ma propre souffrance ... à mon impuissance de voir papa se replier sur sa douleur ...
Et, dans ma prière, j'ai demandé la grâce de pouvoir rencontrer ma soeur, seule, pour lui dire ce que je ressentais. Cela m'a été accordé dans l'heure qui a suivi cette demande, malgré nos départs respectifs ... Et nous avons pu ouvrir nos coeurs, nous exprimer sur ce que nous ressentions vis à vis de papa. J'ai été vraiment soulagée par cette conversation, ce coeur à coeur. Et soulagée aussi de pouvoir être entendue dans ce que j'avais exprimé devant mon beau-frère.
Vraiment, Dieu m'a soutenue dans mon désir de dialogues vrais et profonds, alors que l 'habitude est plutôt de parler de tout et de rien, mais plus de rien que de tout !
Voilà, c'est un début de récit de vacances ...
A vous d'ajouter vos propres associations d'idées, après lecture de ce qui précède !
09:25 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



